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Test du casque Monster DNA

Par le

Après avoir produit les casques Beats, la marque Monster propose sa propre gamme. Une gamme qui se veut jeune, tendance, et un poil électro. Depuis deux jours, j’utilise le Monster DNA. Un casque fermé, supra-auriculaire à la double promesse : design et qualité acoustique, à partir de 169,40 euros.

What’s in the box

Le Monster DNA est vendu dans un beau coffret bien fini au rendu costaud, ça inspire confiance au déballage. Scellé par un petit aimant, il se déplie comme les patrons de cubes qu’on faisait à l’école. Si seulement on nous avait fait des déballages comme ça, on aurait tous réussi en maths.

casque monster dna pure sound

Bonne surprise à l’ouverture du coffret, la taille du casque replié. Plutôt compact, on se dit que ça va être pratique pour un usage quotidien. On trouve donc le casque DNA replié, encadré de deux boîtes. L’une pour les câbles et un tissu microfibre de nettoyage. L’autre pour la pochette. Enfin un sachet regroupe un manuel, un livret avec les infos du service clients et un flyer relatif au recyclage à la norme européenne. Le manuel est en fait une mise en garde avec un beau schéma du système auditif.

La première chose qui saute aux yeux : les écouteurs triangulaires. Plus petits que les habituels gros écouteurs ronds ou ovales, ils attirent pourtant encore plus l’attention.

Ensuite la couleur. C’est Flashy, quasi-fluo sur l’intérieur de l’arceau. Certes mon modèle est “Laser Pink”. Mais pourtant, ça reste élégant, le ton est franc et massif. Il existe quand même d’autres couleurs, l’effet est le même : des couleurs denses et entières, comme du posca. Au niveau des écouteurs c’est plutôt anthracite, fumé, avec des reflets. Pas mal, mais salissant pour les maniaques des traces de doigts. J’apprécie mieux la présence du tissu microfibre de nettoyage.

casque monster dna pure sound

Prise en main - ergonomie

Le casque se déplie facilement, pas de résistance particulière et en même temps une impression de solide, le matériau est juste assez rigide. Dès qu’on branche son câble on sent à nouveau que c’est du costaud : il n’y a pas de jeu, ça accroche bien. Le prochain qui tente de m’arracher mon casque dans le métro, il va falloir qu’il court moins vite et tire un peu plus.

Pour les grosses têtes, le Monster DNA s’ajuste sur 3,5cm de chaque côté, passant de 32cm à 37cm au maximum. Un modèle pas tant pour les grosses têtes que ça en fait. Le Bose QC15 va de 33 à 39 pour vous donner un ordre d’idée. Le réglage est un poil dur et du coup il n’a pas bougé depuis deux jours et reste à ma taille, c’est pratique.

L’arceau lui-même à l’intérieur est en alu, le contour est en plastique, mais un style de néoprène assez lisse et en fait agréable. La partie intérieure, est souple au niveau du crâne. On ne le sent pas trop. Au dessus des oreilles l’arceau est bien élargi et ne frotte pas, seuls les coussins viennent se poser contre les oreilles. Grâce à ça, les branches de lunettes restent en place, un détail essentiel pour tous les mélomanes un peu miros.

Casque Monster DNA Pure Sound

Les coussins qui se posent sur les oreilles promettent une isolation acoustique toale. 1,6cm d’épaisseur. Un poil plus que sur le Bose QC15 (1,4cm). C’est du cuir. En cette saison, à Paris, pas gênant au niveau de la transpiration.

Si au niveau du crâne on ne sent pas le casque (175 grammes), en revanche au niveau des oreilles, il est bien là. Après trois-quarts d’heure, le Monster DNA appuie sur les oreilles. Un peu trop, il me faut une pause de 5-6 minutes pour que la sensation disparaisse.

La prise casque se situe sous les écouteurs. En fait il y en a deux, bien intégrées, une de chaque côté. On peut indifféremment utiliser l'une ou l'autre. S'il y en a deux, c'est aussi pour utiliser la fonction Music Share et relier un autre casque compatible au vôtre. Une fonction que l'on n'utilisera peut être moins pour écouter de la musique que pour regarder un film dans le train, sans devoir sortir un hub audio pour prises jack.

Monster DNA coussins ecouteurs

Une isolation passive efficace

Le Monster DNA n’est pas présenté comme un casque ANR à proprement parlé, pour ça il y a le modèle Inspiration. Le Monster DNA est dôté d'une techno "Pure Sound" et propose une isolation passive, sans piles, tout est dans la conception des écouteurs et dans leurs performances.

En l’essayant sans musique, juste posé sur la tête, c’est vrai qu’il isole déjà un petit peu. Les bruits sont légèrement atténués, assourdis.

Une fois qu’on envoie le son, à la maison près d’une télé ou d’une cafetière, pas de problème, on reste baigné dans sa musique. Et ça sans forcément monter le son. A 40% du volume de mon iPhone, je n’entends que Rythm is Love de Keziah Jones, et le son de ma frappe sur le clavier n’est plus là. Le petit chauffage soufflant qui me tient compagnie n’est plus là non plus lorsque Trombone Shorty (For true), les Rolling Stones (Shelter) et Nina Simone (Sinnerman) prennent le relais dans mes oreilles. L’acoustique d’Obadiah Parker (Hey ya) fait aussi bien, toujours à 40%.

Les mêmes morceaux joués cette fois à un peu plus de 50% du volume de l’iPhone m’isolent complètement des blablas des autres clients de la file d’attente du supermarché. Dans le RER puis le métro, à 80% maintenant je suis tranquille. Pas besoin de monter au-delà. A côté d’un Monster DNA, à 80% du volume on ne dira pas qu’on entend rien mais globalement pas de fuites aberrantes du son, pas de regards assassins ni de remarques de mes voisins de transports. Je suis vraiment tranquille.

casque monster dna pure sound

Une acoustique chaude

Sur ces styles de musique qui envoient quand même pas mal de basses et de mediums, je distingue tout de même bien les voix et les aigus comme les cuivres. Je prends de la basse mais pas trop. J’entends bien les détails des percus, de la grosse caisse aux clavs mais je n'entends pas que ça non plus. Les guitares et généralement les aigus sont bien présents et ne saturent pas. Sur des styles plus harmonieux comme des musiques de films très orchestrées je me sens tout aussi plongée dans l’ambiance.

À la lecture d'un film, les voix sont claires, les effets de suspens reviennent correctement. Les bruitages aussi, lorsqu'un personnage tombe par terre ou s'effeuille, les détails, la texture du son nous arrivent bien aux oreilles. Au bout d'1h50, pas de mal de tête.

En conversation téléphonique, le son est un peu robotique et résonne un peu. Les correspondants entendent un peu loin comparé à un kit piéton standard, le micro est en effet deux fois plus bas que sur les earpods d'Apple.

monster dna pure sound casque audio

Lorsque je joue le même extrait d’un morceau (la première minute de For True de Trombone) au même réglage du volume (50%) avec le Monster DNA, puis avec les écouteurs earpods d'Apple et ensuite le Bose QC 15, j'ai envie de me précipiter sur le réglage du volume. Certes le Bose isole très bien, enfin du coup le son semble plus faible. Mais surtout avec le Bose le son me paraît comme un peu froid tout à coup. Les écouteurs de l’iPhone m’agressent carrément après ces deux casques, les earpods saturent et font mal aux oreilles.

Le Monster DNA est puissant. Pourtant il ne sature pas et ne me fait pas mal aux oreilles. Même sans atténuation active du bruit ambiant il m’isole suffisamment. Ce casque envoie un son profond, chaud et avec les nuances nécessaires pour apprécier un peu de basses mais aussi d'autres gammes de sons. Une bonne surprise pour qui écoute une musique moderne mais variée.

Les accessoires

Le Monster DNA est fourni avec deux câbles. Des câbles plats. Je suis pourtant une pro d’habitude avec les câbles standards, mais là, je n’ai pas réussi à créer de noeuds. Après deux jours entre mes poches de vestes et le fond de mon sac à main, la promesse des câbles plats tient : pas de noeuds. Les prises sont standard, du minijack en 3,5mm. En cas de problème ça se remplace facilement, un bon point.

Le premier câble comprend une télécommande. Longueur 127 cm, un poil plus long que les écouteurs Apple standard (115cm). Un petit autocollant annonce d’entrée qu’elle est optimisée pour les iPhone et iPod, rien n’est garanti avec les autres appareils. Sur mon iPhone 5 tout fonctionne. Je peux mettre sur pause et reprendre ou jouer sur le volume du morceau que j’écoute, y compris quand j’écoute la radio depuis une appli tierce et que je suis en train de jouer à un jeu.

Le second câble est un câble Music Share, un câble avec deux sorties mâles. Si vous aviez envie de relier un autre casque au vôtre et de faire la ronde avec vos potes c’est à ça qu’il sert, à exploiter la seconde prise du Monster DNA. Qu’on utilise ou pas cette possibilité, au moins Monster nous fournit systématiquement ce câble.

Une pochette noire, dans une sorte de nubuk, c’est assez qualitatif au toucher, assez épais et qui est imperméable. Cette pochette a déjà de bonnes dimensions, pourtant elle n’a pas de renforts ni de protections. Du coup elle prend pas mal de place et pour autant elle ne laisse pas l’esprit tranquille si on a besoin de caser son casque au milieu d’un gros sac déjà blindé. En même temps, Monster insiste sur la qualité du casque DNA, et c’est vrai que depuis deux jours c’est l’impression que j’en ai. Du coup, allez, je prends le pari et pour le quotidien cette pochette restera dans la boîte.

Monster DNA Pure Sound casque audio

En conclusion

Les produits Monster 2013 veulent se différencier de l’époque Beats mais ils restent positionnés dans un univers de musiques dynamiques, des musiques qui bougent et envoient des basses. C’est on ne peut plus vrai pour le Monster DNA. La bonne nouvelle c'est qu'il n'est pas extrême. Riche en basse, il reste équilibré et laisse aussi les autres sons exister. 
Il y a déjà beaucoup de casques design, colorés ou originaux sur le marché. Mais souvent ces modèles mode pêchent côté perfs audio et solidité. Le Monster DNA au contraire est un produit esthétique robuste, on aime ou pas, mais il se remarque. Un produit esthétique, solide qui envoie quand même du pâté et sait vous épargner une bonne partie du bazar ambiant. Mais sur de l'écoute prolongée il pourrait être plus agréable, dommage qu'il appuie autant sur les oreilles car sinon pour une fois c'est un appareil “2 en 1” qui fonctionne. 

article rédigé par

J'ai lâché mes poupées quand un Atari 520STE et un Polaroid Supercolor 635 ont déboulé sous le sapin. Depuis, je bidouille, plutôt Mac et Canon. Sinon, je touche au marketing, entre autres...

  • Comme c’est moche…

  • Wesker3

    Le problème avec les casque supra-auriculaire c’est que qu’ils peuvent faire mal aux oreille sur certaines personnes, il y a quelque semaine j’avais acheté un supra de la marque Focal, très bon son mais au bout d’une demi heure il faisait horriblement mal aux oreille car il pinçait très fort la tête, avec le supra, tout dépend des tête des personnes, ça passe comme ça ne pourrait pas passer :/

    • Tris’ Kap’

      Si tu parles de Focal, tu parles du Spirit One (unique casque de la marque à ce jour).
      Or, le Spirit One n’est pas un supra, mais un circum …
      En effet, au début, il serre pas mal (voire même trop) la tête. Après quelques mois d’utilisation, il devient plus souple tout en restant bien en place. Finalement, c’est que du bonheur.
      Si tout va bien, j’en ferai un test sous peu ;)

  • Lauren M

    Je trouve qu’il serre quand même pas mal oui. Parcontre c’est vrai qu’il s’assouplit un peu mais je crois surtout qu’on s’y habitue.